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grande amélioration : il ne sagissait plus que de la com-biner avec une toile à vélin continue et le collage à lacuve des frères Canson. Cette toile fut trouvée en 1799par Louis Robert, employé de la papeterie de Léger Di-dot, à Essonne ; cest ce qui suggéra lidée de la mécaniqueà papier. Léger Didot passa en Angleterre, et, associantses talents à ceux du célèbre Donkins, il parvint à trou-ver la machine qui ne fut importée en France quen 1812par M. Berthe, mais elle était loin dêtre parfaite. Lepapier sortant de dessus la toile était mû sur un feutretournant, puis senroulait, humide, sur une planchettedont la surface variait suivant le format que lon voulaitobtenir ; on coupait le papier sur cette planchette, puison le faisait sécher en feuilles sur des cordes tenduescomme dans lancien système.

En 1823, M. Maupou monta une machine complète,a laquelle était appliqué le système de séchage à la va-peur. On sempara de cette nouvelle idée, et, depuislors, la papeterie mécanique a donné à bas prix etpromptement, des produits dune beauté et dune qua-lité supérieures.

Ces papiers avaient un envers et nétaient pas satines ;M. Menet, directeur de la fabrique dEssonne, vient dyapporter ces deux derniers perfectionnements : ces pa-piers, dont nous avons pris des échantillons sur la ma-chine même, sont dune blancheur éblouissante et duneégalité parfaite.

Cet établissement, dans lequel nous avons obtenu larare faveur dêtre introduit, possède trois machines quimarchent nuit et jour ; elles sont entretenues par unevingtaine de piles mues par une chute deau de plus dequatre-vingts chevaux de force.