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comme ils croient devoir le faire, et comme nous l’avonscru pendant dix ans ; mais à tout enlever et à n’en met-tre que la quantité suffisante pour deux ou trois épreu-ves tout au plus ; il faut de l’encre faible et non plus del’encre forte comme autrefois. Cette méthode est celledes bons imprimeurs, qui se gardent bien de la divul-guer. Nous leur demandons bien pardon, mais nousne sommes pas au bout de nos indiscrétions, et nousavons encore bien des choses curieuses à raconter ; parexemple nous dirons, pour faire plaisir au Quarterly Re-view, que la lithographie, qu’on croit nouvelle, est dueà Moïse, qui a gravé les dix commandements de Dieusur la pierre ; notre critique ajoutera sans doute, qu’ilen a distribué les épreuves aux Hébreux en descendantdu Mont-Sinai. Les antiquolâtres qui soutiennent queles modernes n’ont presque rien inventé, seront con-tents de nous cette fois.
Nous ajouterons qu’un voyageur danois a trouvédans un vieux couvent du Thibet un traité d’anatomiecontenant 60 planches lithographiées depuis 600 ans,avec la description du procédé qui a servi à les faire ;nous avons lu cela dans les grands journaux politiques,on ne peut donc pas douter de la véracité du fait.
De la gravure sur pierre.
On s’est longtemps effrayé du mot de gravure surpierre par comparaison avec là gravure sur cuivre, quidemande de longues années d’exercice et un poignet